HÔTEL LA LOUISIANE

long métrage documentaire 89 minutes
scénario et réalisation Michel La Veaux
conseiller à la scénarisation Michel Langlois
direction photo Michel La Veaux
prise de son Marcel Chouinard et Francis Bonfanti
montage Annie Jean
Conception sonore Olivier Calvert
Musique originale Chantal De Villiers
adjointe à la production Marie-Josée Deblois
production Ginette Petit et Nathalie Bissonnette
distribution K-FILMS AMÉRIQUE
partenaires financiers SODEC - Crédit d’impôt du Québec - Téléfilm Canada et le Groupe de Fonds Rogers - Crédit d’impôt du Canada - ONF
sortie en salle le 18 décembre 2015

Hôtel La Louisiane en 1947

Hôtel La Louisiane en 1947

Synopsis

Hôtel La Louisiane est un film qui parle essentiellement de liberté et de dignité. Liberté des êtres qui choisissent d’habiter en ces lieux ou l’inspiration les accompagne. Dignité de l’actuel propriétaire qui reste fidèle à la promesse faite à son père de conserver la mission de l’hôtel d’offrir un havre abordable aux artistes, sans oublier les étudiants en quête d’emplois intéressants, emplois qu’ils ne pourraient obtenir dans d’autres hôtels. Liberté aussi d’un lieu de tolérance sans préjugés. Ce film ne concerne pas seulement un lieu mythique parisien; il offre aussi une chambre d’écho à un style de vie aux valeurs universelles. C’est un film où l’authenticité est mise de l’avant par-delà les frontières et les barrières culturelles.

Juliette Greco et Miles Davis en 1949

Juliette Greco et Miles Davis en 1949

La sincérité de Michel La Veaux y est partout distillée, suscitant et répondant à la fois à la sincérité des personnes qui font de La Louisiane un lieu exceptionnel générateur d’espoir.

Si Saint-Germain-des-Prés n’est plus ce qu’il a été en terme de rayonnement intellectuel et artistique mondiaux, ce qu’a été Saint-Germain demeure encore tout entier contenu dans ce lieu nommé La Louisiane, ce lieu qui est bien plus qu’un simple hôtel. C’est là, derrière ces murs, que se concentre le peu d’âme qui reste du quartier et les vestiges spirituels d’une époque lorsque Saint-Germain-des-Prés était devenu, après guerre, l’épicentre des artistes épris d’art et de liberté.

Michel La Veaux sur le toit de La Louisiane

Michel La Veaux sur le toit de La Louisiane

Michel La Veaux

Cinéaste et Directeur Photo

Éminent directeur photo, plusieurs fois primé (Le démantèlement, Le Vendeur de Sébastien Pilote, Pour l’amour de Dieu de Micheline Lanctôt, Iqaluit, Décharge, Ce qu’il faut pour vivre de Benoît Pilon), Michel La Veaux s’attaque à un sujet qu’il connaît bien pour la réalisation de son premier long métrage documentaire.

Depuis plus de dix-sept ans, Michel La Veaux séjourne à La Louisiane, chaque fois que son travail l’amène à Paris. C’est à son retour d’un tournage à l’étranger qu’il a découvert cet hôtel, et chaque séjour est l’occasion de faire une pause, de réfléchir sur son travail de directeur photo. Il a une relation à la fois charnelle et spirituelle avec ces murs, ces portes, ces couloirs sombres et ces soupirs qui montent de la rue. En tant qu’habitué, il a su gagner la confiance des propriétaires et du personnel.

De séjour en séjour, à travers ses lectures, ses conversations, il s’est familiarisé avec l’histoire et les personnages de l’endroit! Il a doucement apprivoisé cet hôtel…Ce lieu mythique a un effet étrange sur tous ceux qui y séjournent. Souvent, les artistes s’y sentent mieux qu’à la maison… Il y a quelque chose d’animal, d’instinctif, de sensuel, de profondément humain qui se dégage de cet endroit et qui correspond parfaitement à la manière de filmer de Michel La Veaux. Sa caméra est prétexte à des rencontres passionnantes. Elle exprime son incurable bonheur de vivre.

Ce film, il le conçoit comme une intimité révélée, celle qui se partage physiquement comme la présence de l’autre à ses côtés, d’un acteur devant la caméra, ou d’un être aimé, endormi dans la chambre 10 de La Louisiane, cet oasis.

Grâce à ce regard étranger sur cet hôtel – et sur quelques-uns de ses clients qui y ont vécus jusqu’à très récemment – Michel La Veaux partage avec eux la création et une réflexion sur la valeur du mot « liberté ».

Pour avoir fréquenté quelques-unes des 80 chambres, avant de se fixer définitivement dans la chambre 10, il a appris à connaître tous les recoins de l’hôtel. Ils lui sont devenus familiers grâce à Monica, la gérante maintenant une amie et une complice et sans qui ce film ne serait pas possible. Quand il est revenu amoché d’un tournage en Afrique, c’est elle qui l’a installé dans cette fameuse chambre non sans l’avertir de sa prestigieuse fréquentation : Sartre, Greco, Miles, Lepage, Carax…; c’est elle qui a convaincu son entourage sur l’importance d’un tel film. Véritable pivot de l’hôtel, il peut compter sur son appui inconditionnel puisqu’il partage avec elle son amour pour l’endroit autant que sa crainte de le voir un jour disparaitre.